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Visite de l’Église Saint Sulpice – Paris 6° samedi 24 mai

Visite de l’Église Saint Sulpice – Paris 6° samedi 24 mai

 

 

 

 

 

 

 

« Les  Rencontres  du  C E C H »

PROGRAMME du samedi 24 mai 2014

Avec la participation de la « Société Française de Campanologie »

et de « Art, Culture et Foi »

 

Le but de cette manifestation étant de présenter l’importance de ce patrimoine, plusieurs intervenants ont exposé le rôle essentiel que notre Europe occidentale a joué et continue de jouer dans la compréhension et la mesure du temps, en rappelant ce qu’est le patrimoine des cloches et celui des mécanismes horlogers. Ils ont insisté sur la richesse des métiers qui les créent, les entretiennent et les font vivre.

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Plus de 120 personnes sont venues, parmi lesquels des personnalités comme l’ancien et nouvel Expert campanaire agréés par le ministère de la Culture, les Présidents de la SFC et de l’ANCAHA, des membres de la Chambre de Commerce de Paris, des architectes, des campanistes, ainsi qu’une visite amicale de Monsieur Yves Boiret, académicien, ….

Yves Boiret

 Yves Boiret, architecte et académicien.

Des visites ont été organisées, animées par des guides d’un très haut niveau qui ont enchantés les participantss.

Elles ont permis notamment de découvrir des sites rarement visibles tels que : les cloches de la tour nord, le gnomon central, les surprenantes cryptes, ainsi que des visites d’espaces non ouverts au public. Des vidéos ont été projetées sur les cloches et bourdons et le métier de campaniste.

Le succès de cette première manifestation organisée par le CECH, nous encourage à recommencer, en d’autres lieux, ce que nous ne manquerons pas de faire

Histoire de St Sulpice.

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L’église actuelle conserve dans ses cryptes des vestiges de la modeste église qui avait été construite au début du XIIe siècle en souvenir de l’évêque de Bourges, Sulpice, dont le culte n’avait cessé de croître après sa mort.

Au XVIIe siècle, un édifice plus imposant est envisagé. Anne d’Autriche, femme de Louis XIII posa la première pierre. Commencée en 1646 par Gamart, puis continuée par Le Vau, l’église n’a cessé de connaître des transformations. Gittard éleva, à partir de 1660, le chœur que nous connaissons aujourd’hui. Faute de crédits, le chantier est arrêté pendant quarante ans ; il ne fut repris qu’en 1715 par l’abbé Languet. Celui-ci n’avait que cent écus pour construire enfin la façade. Il les employa à acheter des pierres qu’il déposa tout autour de l’église pour faire appel à la générosité publique. Son appel fut entendu, l’église fut achevée en 1733 !

En 1745, l’église est solennellement consacrée ; il lui manque toutefois une façade et quelques embellissements extérieurs. Le concours institué à cet effet est remporté par Jean-Nicolas Servandoni (1695-1766) qui aura le soin d’élever la façade dans un style antique. Celle-ci est composée de deux vastes portiques à l’antique, un de style dorique et l’autre de style corinthien surmontés d’un vaste fronton triangulaire entre deux tours.

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Les tours :

Lorsque la Révolution survient, la tour sud n’est pas achevée (elle ne le sera jamais !). L’église est désaffectée, pillée, les cloches sont descendues pour être transformées en canons et monnaies.

La tour nord mesure 73 m de hauteur, la tour sud, 68 m. Les deux tours sont couronnées d’une balustrade au lieu du lanternon de style Renaissance initialement prévu.

Les tours ont été commencées en 1749 par l’architecte Servandoni, lui succédera Pierre Patte. L’architecte Jean-François Chalgrin (1739-1811) transforme en 1777 la tour nord, mais la Révolution empêcha que l’on modifie la tour sud, ce qui fait qu’aujourd’hui les deux tours sont différentes. Cet architecte néo-classique, élève de Ledoux, a également construit le théâtre de l’Odéon (1806), l’église St-Philippe-du-Roule (1765) ainsi que le buffet du grand-orgue de Saint-Sulpice (1730).

Le beffroi (structure de charpente portant les cloches) :

Le beffroi est, avec celui de la Tour Clovis (ancien clocher de l’abbaye royale de Sainte-Geneviève) et celui de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, les seuls témoins des beffrois parisiens de l’Ancien Régime. Son époque de construction correspond à l’installation des huit cloches fondues par Gaudiveau, en 1781.

De belle facture, il est construit en chêne et possède trois niveaux. Chaque niveau possède deux travées. A l’origine, les 8 cloches étaient disposées ainsi :

– 1er niveau : les deux bourdons ;

– 2e niveau : les cloches n° 3 et 4 ;

– 3e niveau : les cloches n° 5, 6, 7 et 8 ;

(comme en témoignent les anciens positionnements des paliers toujours visibles).

Vidé de ses cloches, vraisemblablement en 1793, le beffroi abrita une nouvelle sonnerie, d’abord de 3 cloches (1824), puis de 2 cloches supplémentaires (1829). Actuellement le beffroi contient 5 cloches au lieu des 8 qui existaient avant la Révolution.

Les anciennes cloches :

Huit cloches furent réalisées par Louis et Charles Gaudiveau, fondeurs, au mois de septembre 1781. Elles furent bénites aux mois d’août et octobre 1782, par Messire Joseph Faydit de Terssac, curé de Saint-Sulpice.

Nous n’avons malheureusement pas les diamètres de ces huit cloches, ce qui nous aurait permis de trouver le profil exact des cloches.

Enfin, le diapason de l’époque n’était pas l’actuel ! On ne peut qu’affirmer que l’ensemble des huit anciennes cloches de l’église Saint-Sulpice, faisait entendre une gamme complète, débutant dans le milieu de l’octave 2 pour se terminer dans le milieu de l’octave 3.

Régis Singer, campanologue

 

Déroulement de cette journée:

14 h 00             Accueil dans la grande nef.

nef St Sulpice

                         Projection du DVD “La mesure du temps à la Cathédrale de Chartres” 

                         (production CECH)

14 h 15             Discours de bienvenue

                        par le Père Jean-Loup Lacroix, Curé de St Sulpice,et Nicolas Gueury,

                        Président du CECH

Père Lacroix

Père Jean-Loup Lacroix, Curé de St Sulpice. © N.T.

N. Gueury Pdt CECH

Nicolas Gueury, Président du CECH.  © N.T.

14 h 20             L’Europe et le temps ( voir sur le site CLIQUEZ )

                        par Bernard Larmigny, Administrateur du CECH

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Bernard Larmigny, Administrateur du CECH. © N.T.

 

14 h 50            Le patrimoine campanaire et d’horlogerie d’édifice

                        par Nicolas Gueury

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Nicolas Gueury, Président du CECH. © N.T.

15 h 35            Plénum des 6 cloches en volée

 

15 h 45                                                                               Visites en petits groupes:


menuiserie passerell St Sulpice

© Benoît Misériaud

Visite des cloches – la deuxième plus grande sonnerie de Paris .

                                    Guide :  Benoît Misériaud, Administrateur du CECH et de la SFC.

Les cinq cloches actuelles :

Thérèse datant de 1824, poids : 6 000 kg, diamètre : 2,085 m, note : Sol2, fondeur : Osmond-Dubois

Caroline datant de 1824, poids : 4 000 kg, diamètre : 1,88 m, note : Sol#2, fondeur : Osmond-Dubois

Louise datant de 1828, poids : 3 000 kg, diamètre : 1,68 m, note : Si2, fondeur : Osmond

Marie datant de 1828, poids : 2 500 kg, diamètre : 1,58 m, note : Do3, fondeur : Osmond

Henriette-Louise datant de 1824, poids : 980 kg, diamètre : 1,165 m, note : Mi3, fondeur : Osmond-Dubois

Disposition de ces 5 cloches dans le beffroi :

– 1er niveau : les deux bourdons ;

– 2e niveau : les cloches n° 3 et 4 ;

– 3e niveau : la cloche n° 5

 

 

Marie et Thérèse

Louise et Caroline © Benoît Misériaud

Henriette Louise+Louise

Louise et Caroline © Benoît Misériaud

vue sur les cloches

Vue d’ensemble du beffroy et du carillon. © Benoît Misériaud

Restauration de la tour nord :

La tour nord, haute de plus de 71 mètres, est ornée de quatre statues d’Évangélistes, pesantchacune 20 tonnes. Cette tour subit de nombreux dégâts en 1871 sous les tirs d’obus prussiens.Des travaux de restauration vont alors se succéder, certains causant des dommages irréparables.Les erreurs commises lors de sa construction et paradoxalement, lors des différentes restaurations,l’oxydation de ses armatures métalliques, les effets de la pollution sur la pierre ont, au fil des années,particulièrement endommagé la tour, devenue dangereuse pour la sécurité des riverains. La ville deParis, en concertation avec le ministère de la Culture, a donc décidé d’entreprendre une restaurationcomplète de la tour.

Travaux effectués sur le beffroi et les cloches :

La dépose des cinq cloches (octobre 2006) : les cinq cloches ont été déposées pour être emmenées dans des ateliers de fonderie en Normandie où elles ont été restaurées.

depose cloches©Boutier:Zuccarelli

Dépose des cloches. ©BoutierZuccarelli.

Le démontage du beffroi (décembre 2006) : avec le temps, le beffroi de charpente en bois datant de 1781, situé au troisième niveau, s’était affaissé. Il pesait anormalement sur les voûtes du deuxième niveau et sur la travée voisine du péristyle. Il fallait donc démonter ces 38 tonnes de charpente afin d’en recaler les assemblages. Pendant plus de deux ans, le beffroi a été restauré dans un atelier de Loire-Atlantique où il est resté entreposé, dans des conditions de charge identiques à celles de la tour, en attendant son remontage.

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Démontage de la Tour Nord.

Le remontage du beffroi dans le niveau 3 (octobre 2009) : près de trois ans après son démontage, le beffroi de charpente a été re-démonté puis transporté depuis l’atelier de Loire-Atlantique où il avait été restauré, jusqu’au pied de la tour. Là les différents éléments de charpente ont été hissés sur le toit du péristyle, dans un ordre de rangement précis, puis ré-assemblés à l’intérieur du 3e niveau de la tour.

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Échafaudage des travaux. ©Boutier-Zuccarelli.

La repose des cinq cloches (octobre 2009) : Thérèse, Caroline, Louise, Marie et Henriette ont été hissées par une grue sur le 1er étage du péristyle de l’église, acheminées sous la tour puis installées dans le beffroi de charpente. La plus grosse, Thérèse (6 tonnes), est la 3e plus lourde cloche de Paris après « la Savoyarde » du Sacre‑Cœur de Montmartre et « Emmanuel » le Bourdon de Notre-Dame.

Bourdon Thérèse

Bourdon Thérèse. © Benoît Misériaud

Suite des visites:

Visite des cryptes – vestiges de l’ancienne église et soubassements de la nouvelle.

                                    Guide : Art Culture et Foi.

Le gnomon ( méridienne) (1) a été en 1727, à la pointe de la recherche mondiale.

                                    Présentation par Michel Rougé.

Michel Rougé.

Michel Rougé. © N.T.

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Plaque ou le soleil marque l’heure du solstice d’été. © N.T.

colonne Gnomon

Obélisque du gnomon © N.T.

Plaque Gnomon

Visites d’espaces non ouverts au public à l’intérieur de l’Église

 

Projection de vidéos: cloches de Saint-Sulpice, bourdons en volée, restauration de sites.

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Saint Sulpice.  © Benoît Misériaud

 

Le succès de cette première manifestation organisée par le CECH, nous encourage à recommencer, en d’autres lieux, ce que nous ne manquerons pas de faire.