Pages Navigation Menu

Histoire de la Journée du Clocher

banner-histoire

Pourquoi la Journée du Clocher ?

C’est en 1997 que Nicolas Gueury imagine le Conservatoire Européen des Cloches et Horloges, CECH.

Pourquoi ?

Étant le nouveau directeur général des sociétés Mamias (93) et Biard-Roy (76), il est persuadé que les budgets communaux seront de plus en plus serrés dans les années à venir. Or, au moins 95 % des églises appartiennent aux communes ! De ce fait, les compétences des campanistes, acquises après de longues années d’expérience, pourraient disparaître progressivement et c’est le patrimoine, en premier, qui serait perdant.

Il convenait donc de sensibiliser les habitants en les rapprochant de leurs cloches et horloges et aider les communes ou sites à trouver des financements. Une troisième action du CECH est intervenue plus tard : la réalisation de l’inventaire national des horloges d’édifice qui n’existe pas. Celui-ci sera « compatible » avec celui des cloches réalisé par la SFC.

Pour sensibiliser les habitants, il fallait créer un évènement annuel qui les incite à monter dans leur (ou un) clocher, d’où la création de la Journée du Clocher dont le nom a été déposé à l’INPI.


Lancement de la Journée du Clocher en 2015

Il a fallu attendre 2013 pour que Nicolas Gueury, ayant pris sa retraite, puisse se consacrer à la création et à l’organisation de la Journée du Clocher. Les élections municipales de 2014 nous ont contraints à différer un premier lancement, c’est en 2015 que la première Journée du Clocher a été lancée.

Sur le plan national, le CECH a tout d’abord proposé aux associations suivantes : la Sauvegarde de l’Art Français, Patrimoine Environnement, la Fondation du Patrimoine, la Société Française de campanologie, Rempart, la SPPEF, de devenir partenaires de la Journée du Clocher. Unanimement, le projet a été accepté. Peu après, les VMF ont rejoint le groupe.

Ensemble, nous avons décidé d’organiser le premier évènement dans le département de la Seine-Maritime afin de tester et de mettre au point les procédures.

Ensuite, des contacts ont été pris avec les acteurs du département : la Commission Diocésaine d’Art Sacré, puis l’Archevêque, l’Association des Maires, le Conseil Général, la Fondation du Patrimoine de Haute Normandie, le Comité Départemental du Tourisme, etc… Nicolas Gueury a rencontré Monseigneur Descubes et ils ont décidé de retenir la date du lundi de Pentecôte au lieu du lundi de Pâques initialement prévu.

Fort de tous ces soutiens sans aucune restriction, même si, parfois, certains avaient quelques doutes sur la faisabilité, le CECH a recherché les églises dont les clochers sont accessibles par un escalier. Un contact a été pris avec les maires de ces communes. Des visites sur site ont été effectuées. Des musées et des carillons ont aussi été prospectés.

Au passage, un inventaire des cloches et de l’horloge a pu être effectué dans certains sites ainsi que des mises en garde sur l’état du patrimoine campanaire nécessitant le passage d’un campaniste.

Un « Guide pour l’ouverture d’un clocher » a été rédigé et remis aux maires.

Le site internet www.cechfrance.fr a permis aux personnes intéressées de connaître les sites ouverts.

Un « kit » a été remis à chaque site comprenant :
– Cinq panneaux en PVC de 50 x 70 cm qui ont été conçus par Jean-Pierre Errath : le clocher, les cloches, les beffrois, l’horlogerie d’édifice, et les sonneries de cloches
– Un bref historique des cloches, horloges et carillons à donner aux visiteurs
– Un canevas d’affiche, à compléter par chaque site et destinée aux commerçants, est proposé
– Un carnet à souche numéroté pour compter les visiteurs a été offert
– Un maillet en bois pour faire entendre les cloches aux visiteurs
– Des badges « Journée du Clocher » pour identifier les bénévoles
– Un questionnaire pour faire le bilan de la Journée du Clocher.

Nous avons rédigé une convention entre la commune et le CECH, une convention entre le maire et le curé, affectataire et un questionnaire avant ouverture.

Une campagne de presse (communiqué, liste et adresse des journalistes) a été lancée avant l’événement : TV, radios, presse écrite, internet, (en 2016, plus de 100 parutions).

Une recherche de mécènes a permis d’avoir le soutien financier de plusieurs sociétés : Chambre Française d’Horlogerie et Microtechniques, Groupama, Musée Michel Ciry de Varengeville-sur-Mer, le Cabinet Blétry et Associés. Il faut remercier ces mécènes qui ont fait confiance au CECH.


Résultats de la Journée du Clocher

2015 :
22 sites en Seine-Maritime ont participé: 14 églises, une abbaye, deux abbatiales, un couvent, deux carillons et deux musées.
Environ, 2.100 personnes se sont déplacées.

2016 :
5 départements : Ardennes, Côte d’Or, Essonne, Loir et Cher et Seine-Maritime plus un site dans l’Eure et dans l’Yonne.
58 sites ouverts
5.100 visites

En plus des habitants du département, des visiteurs de plusieurs départements voisins et même de l’étranger sont venus.

gros-horloge

Le Gros Horloge à Rouen

panneaux

Panneaux sur les cloches

Beaucoup d’élus, de bénévoles, d’agents municipaux se sont mobilisés et nous les en remercions. Ils ont été récompensés de leurs efforts par le nombre de visiteurs : préparation, nettoyage de l’escalier et de la chambre des cloches, accueil, visites, expositions, communication, … Tout ceci n’aurait pu avoir lieu sans le soutien des curés qui ont ouvert grandes les portes de leur église.

Eglises, abbaye, abbatiales, musées, carillons ont été pris d’assaut. Quelquefois, il a fallu un peu de patience pour pouvoir monter dans le clocher, mais toujours dans la bonne humeur. Du fait du nombre de visiteurs, des sites ont du repousser l’heure de fermeture prévue.
Certains sites ont refusé des visiteurs : Gros Horloge de Rouen, Abbatiale St Ouen de Rouen, Montville.

Nous avons déposé dans certains sites des feuilles pour récolter les impressions des visiteurs. En voici quelques extraits : « Excellente idée, excellente visite, à renouveler », « toujours plus de visites, merci », « merveilleux à refaire », « belle visite, impressionnant », « un grand merci », « génial, merci », …

La presse est venue nombreuse pour pouvoir relater ce moment et nous les en remercions.

Sur le plan patrimonial, ce fut l’occasion de nettoyer les clochers (l’un d’entre eux a eu les « honneurs » d’un aspirateur !), installer des protections, aménager les dernières marches, faire passer un campaniste, une cloche de 1644 a été restaurée fin 2015.

Notre objectif de départ, à savoir sauvegarder le patrimoine et conserver les compétences des campanistes, semble en passe d’être atteint.


L’avenir de la Journée du Clocher

Tous, visiteurs et organisateurs, ont souhaité voir cette Journée du Clocher se renouveler. Les résultats, si remarquables, vont sans doute inciter d’autres communes à ouvrir leur clocher.

Suite à la première édition, la Fondation du Patrimoine a souhaité signer une convention avec le CECH pour trois ans afin de promouvoir nos actions réciproques.
Ainsi, deux délégués départementaux ont pris en charge l’organisation de la Journée du Clocher dans leur département. De nouvelles souscriptions vont être lancées par la Fondation du Patrimoine.

Il n’a pas échappé aux maires, voire aux communautés de communes, que la Journée du Clocher permet de mettre en valeur leur patrimoine et de valoriser leurs investissements dans les églises.

Les professionnels, campanistes, vont bénéficier de cet évènement et ainsi conserver leur savoir-faire si long à acquérir et à transmettre.

Le CECH a non seulement l’intention de recommencer en 2017, mais encore, d’étendre la Journée du Clocher à d’autres églises dans les départements ayant participé ainsi qu’à d’autres départements. Pour ce faire, le CECH cherche des personnes motivées pour prendre en charge l’organisation sur un territoire.
Nous pouvons espérer une dizaine de départements soit entre 100 et 120 sites ouverts et entre 8 à 10.000 visites.

Le dernier bureau du CECH a décidé de demander aux sites une participation entre 100 à 200€ selon la taille de la commune.

Le CECH cherche d’autres mécènes et des bénévoles pour poursuivre et développer son action…, n’hésitez pas !

Contact :
Nicolas Gueury
Président du CECH
02 35 85 21 81
cechfrance@gmail.com

img1  img3